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Bio

Gérard Staron est né en 1962 à Alger. Il grandit en France entouré des œuvres de son grand-oncle Henry Caillet, peintre du début du 20ème siècle.
A 30 ans, à l’occasion d’un voyage au Mali, il emprunte le Polaroid de son père, lui-même passionné de photographie, afin de pouvoir laisser une photo aux enfants des écoles du pays Dogon. Il ne lui a jamais rendu.
Fin 2013, Il décide de s’investir totalement dans la photographie. il a participé de 2014 à aujourd'hui à de nombreuses manifestations nationales et internationales.

Démarche artistique

Gérard Staron questionne le rapport au temps et à l'espace du médium photographique.

Par construction, la photographie est limitée à l’instant présent, celui du déclenchement, et à l’objet photographié.
Les recherches de Gérard Staron consiste à essayer de repousser ces limites communément admises..

Il travaille donc sur la représentation du temps en photographie :


• Par un jeu d’expériences physiques s’attachant à la représentation d’un temps long, de l’image-instant, référence du procédé photographique, à l’image-durée et à l’image-pluri-temporelle.

Erosion Africaine Times (Erosion Africaine)

 

  • Par un travail de suggestion, en présentant un temps décalé entre le sens de l’image et la prise de vue, en jouant sur les différences de temporalité entre l’outil et l’image.
   
 Les bains de mer  Flower Timegram

                              

                                                                                                    

  • En cherchant de nouvelles formes d’images pour parler d’un temps abstrait ou imaginaire.

 Cauchemar

 

Faire-Parts

 

Gérard staron travaille aussi sur la représentation de l’espace photographié : le but est d’atteindre une dimension plus universel que le simple image réduite du champ de l’objectif.

  • En diluant l’espace jusqu’à le rendre méconnaissable

 

 Lost

  • En produisant un espace refabriqué

Faux-Semblants (le jardin)

  • En produisant un paysage idéal

Winter

 

Ces recherches ont pour but d’en finir avec les concepts de photo « vérité » et d’instant décisif, justifié par le procédé mécanique et instantané de la photographie.

Gérard Staron interroge la perception du réel et l’interprétation de l’objet photographié. Celui-ci n’est identifié que parce qu’il répond à une norme admise par le spectateur qui le définit comme tel.

 L’image montre ce que l’auteur veut montrer, fait croire, d’autant plus facilement que le spectateur veut croire.

Le jeu est alors de montrer au spectateur ce qu’il attend, en regard avec son histoire, sa culture, ses souvenirs. Chaque spectateur a alors sa propre perception de l’image regardée.

  • Ainsi, « Les bains de mer » jouent avec notre mémoire, imprégnée non pas des paysages réels mais par leur représentation par les peintres du début XXème.

 

 Les bains de mer (Les paravents)

 

  • Flower timegram recréé une présentation muséale et datée à partir d’images « jetables » réalisées avec Instagram.

Flower Timegram (Pivoine)

 

  • Rêves d’enfance évoque les « monstres » et « héros » de notre enfance.

Rêve d'enfance (la fuite)

 

  • Faux-semblants semble montrer des scènes de la vie réelle.

Faux-semblant (le déjeuner sur l'herbe)

 

L’expérience immersive proposée par la scénographie des images grand format installées dans un grand cube dans lequel on pénètre offre différentes perceptions du réel suivant la sensibilité du spectateur.

Faux-semblants (Scénographie)

 

  • Enfin, Hom(m)es présente tous les aspects du documentaire et joue sur les rapports entre plausible et imaginaire.

   

Hom(m)es (Lily n'avait jamais vraiment quitté le monde des princesses)

 

L’image sert donc toujours un propos dont la gravité n’empêche pas un traitement teinté d’humour et de dérision.

  • L’absurdité de la vie quotidienne est évoquée dans faux-semblants, les nuits sans lune
Faux-semblants (l'état d'urgence) Les nuits sans lune (Photosynthesis vol. 1)

 

                                                                          

  • L’environnement dans Faire-parts et La boule à neige

Faire-parts (Girafe)

 

  • La vieillesse, la dégénerescence et la mort dans Flower Timegram

Flower Tymegram (Lys extrait)

 

  • La guerre dans Cauchemar

Cauchemar

 

  • La place de l’homme dans l’univers et la déliquescence du monde dans Lost

Lost (Les radiations)

 

  • La nostalgie de l’enfance et du temps révolu dans Rêve d’enfance et Ma vie en Haddock
Rêves d'enfance (le phénix) Ma vie en Haddock

                                                                   

 

  • La nostalgie des instants passés dans Gris hors Saison et off-season colors

Off-season colors (la fête est finie)

 

  • On retrouve dans les histoires (textes) d’hom(m)es en filigrane les préoccupations de l’auteur.

Hom(m)es (Marthe vit à Philippeville, Val d'oise)