Gérard Staron est né en 1962 à Alger. Il grandit en France entouré des œuvres de mon grand-oncle Henry Caillet, peintre du début de la première moitié du 20ème siècle.
A 30 ans, à l’occasion d’un voyage au Mali, il emprunte le Polaroid de son père, lui-même passionné de photographie, afin de pouvoir laisser une photo aux enfants des écoles du pays Dogon. Il ne lui a jamais rendu.
Fin 2013, Il décide de s’investir totalement dans la photographie. il a participé en 2014 et 2015 à de nombreuses manifestations.

Pour certains sujets, le Polaroid lui permet de faire la jonction entre photographie (passion du père) et peinture (métier du grand-oncle), par son rendu particulier. 

Gérard Staron travaille sur le temps, sous toutes ses formes : le temps qui passe, l’oubli, la nostalgie, le non-retour et les inquiétudes que génère ce sentiment d’une existence brève à l’échéance certaine.

Alors, l’enfance apparait comme une période bénie et révolue, accompagnée de ses rêves (Rêve d’enfance, Haddock) et de ses cauchemars (Cauchemar), sur laquelle il fait bon de revenir (Une vie ordinaire), même si ces souvenirs s’effacent peu à peu.

La nostalgie d’une période plus faste est toujours présente, qu’elle soit ancienne ou justement pas si lointaine (Les bains de mer, Gris hors-saison, Off-season colors).

Alors, si le passé apparait confortable, le futur se révèle inquiétant. Si on sait, à peine, d’où l’on vient, on ne sait où on va, malgré l’apparente certitude de l’homme omniscient de notre siècle. Face à cette certitude affichée, notre inquiétude demeure (Lost), renforcée par l’évidence des ravages que l’homme est capable d’infliger au monde (Les boules à neige, Faire-parts, Cauchemar).