Les papillons noirs
Love
La chasse à la baleine
Le chien à la vitre
Les yeux du monstre
Super-héros
Le monstre capturé
Les hiboux
Dragon en chasse
Les ours volants
Super Hibou contre les poissons Ninja
Le fantôme et la sorcière
La danse macabre
Le phoénix
Passage de coccinelles
Les bestioles
La grande migration des tortues
Les virus
Les nains
L'hyporette
La fuite

Nos rêves, ou nos cauchemars, étaient peuplés d’animaux étranges, de héros venus sauver le monde.
Même si avec l’âge, nos rêves changent de nature, il suffit parfois de lever la tête pour retomber en enfance.
On redécouvre alors des créatures volantes que le polaroid aide à faire revenir à la vie.
Par son imprécision, son grain et ses couleurs diffuses, la chimie du polaroid apporte une vision poétique du cerf-volant et réduit les éléments permettant de le rattacher au réel. Le cerf-volant n’existe plus, seul reste le personnage incarné.
Un cerf-volant, une fois en l’air, est quelque chose de très statique. Et la photographie, dans son principe, se contente de figer un instant dans le temps. Mais ici, elle permet de laisser deviner un avant et un après de l’image saisie. Elle donne une histoire aux personnages.
Maintenant que le spectateur est immergé dans cet univers poétique, j’ai tenu à laisser un fil le rattachant à la réalité. Ainsi, les matériaux utilisés pour la réalisation des œuvres rappelle le matériau des cerfs-volants : la toile, le bois, le fil. Les images  sont tirées sur bâche 60x80 cm tendues sur des barreaux de bois et suspendues par du fil à cerf-volant.