Up and down
Business time
The sun will never sleep
Time bunch
Erosion Africaine
The snow globe

Time une méditation sur le temps et la possibilité ou l'impossibilité d'en rendre compte en photographie.
C'est une réflexion sur le medium photographique et l'image : comment une image fixe peut-elle exprimer le temps qui s'écoule, ce qu'elle nous montre à voir est -elle la réalité, le reflet de la réalité ou son interprétation ? La dimension du temps, son amplitude peut-elle être représentée ?
Time est donc une série d'expérimentations de tous les procédés possibles, collage, superposition, mise en abime...
De chaque expérience, on pourra ou non tirer des conclusions et laisser la part belle à l'imagination.

Up and down : L'homme en tant qu'individu n'a ici que peu d'importance. Le procédé mesure le temps de présence humaine en un point de l'image, que ce soit le même individu ou plusieurs individus se succédant au même endroit. On mesure bien une variation dans le temps, mais l'échelle de temps reste inconnu.

Business Time : Contrairement à l'image précédente, l'identification de l'individu est ici importante. Elle permet de constater des comportements différents entre individus.
Le procédé d'"applatir" le temps sur une même image peut aussi nous induire en erreur en nous donnant l'impression d'une coïncidence : les personnes du 4ème et deuxième étage traversent-ils cette passerelle dans les deux sens au même moment ?

The Sun will never sleep : Le montage et le sujet permettent ici de bien imaginer l'échelle de temps dans laquelle l'œuvre s'inscrit. C'est par contre c même montage qui nous fait perdre nos repères visuels, et nous sommes maintenant incapable de distinguer le haut du bas.

Time bunch : 1ère tentative d'étude de décomposition de corps et essai de capter un mouvement "passif", c'est à dire un mouvement non produit pas l'objet étudié mais par le temps lui-même.

Erosion Africaine : Le temps présenté ici est un temps imaginaire et symbolique, au service d'un discours. Le temps montré est à la fois plus court dans sa réalité que le temps nécessaire pour altérer la grappe, décomposition qui aurait d'ailleurs eu un tout autre aspect que celui présenté ici) et plus long dans son apparence imaginaire puisqu'il représente quelques siècles de vicissitudes africaines.

Pear, In memoriam : Cette séquence de temps est reconstituée, pour donner l'apparence d'un processus continu que l'on sait rapide. Il ne reste alors de durable que le polaroid, finalement moins durable que l'image qu'on est en train de regarder.

The snow Globe : En apparence, on peut voir cette image comme la séquence quasi cinématographique de la neige tombant dans une boule à neige. Sauf que la séquence peut se lire de gauche à droite, mais aussi de haut en bas, voire du coin haut gauche au coin bas droite. Il ne peut donc s'agir d'une seule séquence, ni de séquences mises bout à bout. Il ne s'agit plus d'un temps qui s'écoule mais d'un temps apparent reconstitué à partir d'échantillons de 8 séquences différentes. On retrouve ici un peu le même principe qui fait que les roues des diligences tournent à l'envers au cinéma. On peut y voir là encore les limites de la photographie en tant que preuve ou la fabrication d'un temps poétique hors du temps.